• Bienvenue sur le site dédié à The Sequel, le troisième opus autoproduit de Corkage

    Ce site remplace le livret papier et complète ainsi le disque. Si vous ne l'avez pas encore, vous pouvez le commander directement sur ce site. Vous y trouverez quelques pistes qui vous guideront peut-être.

    The Sequel est en effet un chemin, en cinq étapes : l'aliénation, l'endoctrinement, la désillusion, la rationalisation et la vanité s'y succèdent.

    Chaque titre évoque l'une de ces étapes, dont les paroles, à lire sur ce site, sont complétées par des textes qui les approfondissent et les développent, à défaut d'en éclaircir le sens. C'est une suite continue d'états d'inconscience, illustrée par une musique qui ne s'interromp jamais au cours des 5 morceaux.

    Ce site se parcourt en utilisant les flèches qui apparaissent sur les bords bas et droit.

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    L'ensemble du disque est à présent en écoute et téléchargement à prix libre sur notre page bandcamp.

    Si ces prétentieuses lignes vous donnent l'incoercible envie de venir nous voir en concert, vous pouvez vous inscrire à notre mailing-list pour être tenus informés des prochaines dates.

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    Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos sentiments les plus respectueux.


    • Phineas

      Balle de pied, et boite à images
      Usine à lobots écervelés
      C'est la valse des bulletins, des bouquets de rien
      Puisqu'on joue encore à 1, 2, 3 soleil

      De pleins biberons de pensées faciles
      Prémachées pour nos egos cuisinés à la sauce amniotique
      Je ne veux plus jouer la comédie
      Nous ne jetons pas les dés

      D'exutoire en addiction l'on s'égare et l'on se remplit
      De ce qu'on nous donne à bouffer sans même y penser
      Laissons nous materner
      Laissons nous dicter nos copies
      Laissons nous bercer


    • Gage

      Dès la naissance je l'étais, tu l'étais, nous l'étions, vous l'étiez... et cela ne va pas en s'arrangeant, qu'on se le dise. La mort même n'en vient pas à bout. Le cordon, le lien, la prison, le cercueil, parcours type de l’homo sapiens depuis bien longtemps maintenant. Seuls deux facteurs changent de temps en temps, en fonction des époques, et encore, pas beaucoup et très lentement.

      De la sortie de l’utérus à la sortie de la conscience rapportable, le trajet est dessiné, tout tracé, gavé dans la chair, bien avant que l’on ne puisse en ressentir la douleur. Chaque étape de la conscience est socialisée, planifiée ; des condamnés à vivre-selon, voilà la définition de l’humanité socialisée.

      Certains résistent, bien entendu. Le format choisi ne convient pas également à tous. Il arrive qu’une conscience ait du mal à prendre le pli, mais qu’importe le temps et l’énergie dépensée au dressage : elle finira par s’adapter d’une façon ou d’une autre. Ou alors on l’adaptera, généralement à grand coup de latte dans la gueule.





      Mais si les coups de barre à mine peuvent servir à faire rentrer dans le rang les consciences récalcitrantes, quel sera leur effet sur une conscience déjà bien docile ? Que devient une conscience inconsciente d’elle-même lorsque la réalité la percute, la transperce de part en part, l’ouvre sur le monde nu, sur la triste et sinistre réalité de ce monde abandonné ?

      Est-il possible d’imaginer que le choc de la vérité éveille une conscience à elle-même ? Est ce qu’un trop plein de réalité, mais de la réelle réalité, pas l’édulcorée, l’anesthésiée, la molletonnée, peut faire sauter les plombs de sécurité ? faire exploser les barrages mentaux érigés par les contremaîtres de la société ?

      Un sage nous a transmis cette histoire que les spécialistes du conditionnement ont mis toute leur énergie à faire disparaître des chroniques de ce monde : les chiens de Pavlov, après qu’il y ait eu une inondation du laboratoire et qu’ils aient du s’en sortir par eux-mêmes, ont tout oublié de leur conditionnement, tout. Il semble donc que les réflexes imposés ne survivent pas à la catastrophe de la conscience de soi tout à coup réveillée…





    • Et donc, tout est fait afin que plus jamais la réalité n’apparaisse : plus jamais la conscience formatée ne doit entrevoir le noir du monde, la nudité de la nature. Il ne doit plus y avoir âme qui vive qui puisse faire l’expérience du froid absolu de notre absurdité essentielle, de notre monstruosité exceptionnelle. Plus jamais ça, plus jamais ça…

      Un monde d’enfants abrutis aux produits chimiques, un monde de drogués aux jouets technologiques, un monde contre-nature aux mille couleurs en plastique qui ne prend même pas la peine de cacher le plafond en béton rempli de néons, l’abomination absolue, tout plutôt que la froide réalité, que la froide nature de l’homme et du monde, que la terrible et grandiose conscience de soi-même. Tout, surtout l’enfer.


    • Sado-Maso Diplomat

      I'm a piece of meat in a dress of silk
      I'm a big old cake and I don't really care
      About the ticking cocks and the talking cunts
      Cause I'm taking care of my loving crowd
      And they wait for me all the time to waste

      There's a million ways to deny the oath
      for a fat old creep to abhor the folk
      Reprehend it more than you ever dreamed
      They will trust you more than they ever did
      And they wait for me all the time to waste

      Surrender and submit in line
      To calmly sip all my rejections
      Beyond the boundaries of my pleasure
      I hide the forms of your disgrace


    • Beauté vulgaire
      et art brutal

      Je ne suis pas comme vous, non. J’ai réussi, moi, je suis tout en haut. Vous ? Tout au fond. Vous êtes des gueux, de sales péons, de pauvres imbéciles qui n’ont rien compris à rien.

      Non, vous n’avez rien compris. L’homme est ce qu’il est et n’est rien d’autre, c’est comme ça, cela l’a toujours été et cela le sera toujours. Vous pensez pouvoir lutter contre cela, vous pensez que cela ne doit pas être ainsi, et pire que tout, que vous êtes plus malins que les autres...

      Mais vous êtes ridicules. La preuve ? vous êtes pauvre ! Vous ne connaissez personne, vous prenez les transports en commun, vous êtes dans la masse... Vous êtes la masse.



      N’avez vous toujours pas compris que l’homme est un loup pour l’homme ? Que les fourmis, les agneaux, les moutons seront dévorés rôtis et farcis par le fondement ? J’ai des dents et des griffes et ma foi contrairement à vous je sais m’en servir… Boire sans soif et faire l’amour en tout temps, très cher, il n’y a que cela qui nous distingue des bêtes...

      L’humanité a un prix et je peux vous le donner, c’est le prix d’un costume sur Savile Row. Tout le reste n’est que peaux de bêtes et oripeaux. Quelque soit la manière dont vous retourniez le problème la solution est là. Ceux qui pensent être autre chose que des bêtes et qui pourtant ne vivent pas mieux qu’un chat castré valent-ils la peine d’être considérés comme des humains ?

      Et le plus beau dans tout cela, puisqu’il faut aussi savoir apprécier les belles choses de ce monde, c’est que nos animaux sont dressés afin de nous désirer comme maîtres. D’ailleurs, ce sont eux qui nous sollicitent pour que nous le soyons.

      Nous sommes les maîtres uniquement parce que vous voulez que nous le soyons, n’est ce pas terrible à réaliser ? Mais cela vous passe au dessus de la tête.


    • Mope

      Far too close and way too far
      Far too precious far too cheap
      There is nothing to forgive
      There is nothing to expect

      We're glad to shave the world's polarity
      Inhale the fields of our poverty
      Moping is our remedy
      Pain is a pledge, pleasure is pain


    • Moping

      Et un jour tout cela s’effondre.

      Tout. Absolument Tout.

      Le monde s’effrite et tout ce qui semblait solide et lié par des liens indestructibles se disloque. Le tout apparaît comme un mensonge. Ne reste que des morceaux de choses éparses qui surnagent dans l’océan d’une conscience tout à coup désespérément incapable de comprendre quoi que ce soit.

      Les clefs n’ouvrent plus aucune serrure, les mots ne définissent plus aucune réalité, plus rien ne veut plus rien dire.

      Il n’y a plus que du froid, du vide, de l’effroi sans nulle explication. Le monde est vide, le sens l’a déserté, en fait il n’y en a jamais eu. Seulement une suite de mensonges qui, au départ de l’enfance brillaient comme des bijoux en toc et dont la teinte glauque s’est révélée au fur et à mesure que le temps passait et que l’on grandissait.





      Jusqu’à ce moment terrible où tout apparaît dans la plus pure des réalités, le vide métaphysique, la nudité ultime. Rien d’autre n’est que ce qui est. Rien. Tout le reste n’est qu’un décor, un maquillage.

      La vérité du monde est le désert de la réalité. Nous ne sommes que des singes tombés de l’arbre un peu trop brutalement et nous nous délirons autres, des êtres humains, des autres avec des mains… nous ne sommes que des singes dans une jungle incompréhensible dans laquelle nous nous entre-dévorons.

      La nuit devient alors invivable, le jour aussi.

      Il n’y a plus de vie possible dans ce désert, seulement la survie du plus fort, c’est à dire de celui qui ne devient pas instantanément fou après avoir compris l’effroyable vérité, la seule vérité du monde : celle de sa nudité ontologique.

      Le monde est nu et nous somme seuls, désespérément, infiniment, définitivement seuls ; à jamais seul dans le désert de la réalité que nous ne savons comment peupler.


    • Solid Rain

      It's time to spill all the colours over shade
      Time to imagine or time to fall
      Weather shattered all we have gathered
      There is no light
      Rain is a veil
      Hiding shadows out of our sight

      Liquid asphalt and mirror tar
      Bouncing manholes reflecting the blur
      Melting perfumes of oblivion
      Whistling quivers going still
      Boiling clouds are weeping hail

      Solid rain is thrusting deep into flesh
      Deeper, ripping out skin from the bones


    • Délire compensatoire

      Je suis la folie personnelle de chacun d’entre vous. La petite idée imbécile à laquelle chacun de vous se raccroche dans son désespoir d’être humain. Chez les uns c’est un petit truc rassurant, chez d’autres c’est un espoir insaisissable d’une vie meilleure.

      Je me définirai pourtant de la façon la plus générique comme le délire obsessionnel et salvateur de la civilisation.

      Je suis ce que les hommes conçoivent pour ne pas virer fous, pour ne pas se sauter tous les matins à la gorge les uns des autres. Je suis la soupape qui empêche les bites de violer les chattes dans la rue, je suis ce qui vous vêtis et vous empêche de vous arracher vos vêtements, je suis le délire du singe brutal et violeur qui dort en chacun de vous. Je suis la civilisation dans son essence la plus pure.



      Je suis le vernis civilisateur qui vous enchaîne à vos rôles d’humain. Si l’homme est le rêve d’un primate fou, et bien je suis son somnifère. Je suis le sens qui manque à chacun. Je suis ce qui vous manque à tous et que vous vous créez afin de survivre chaque jour un peu plus pour vivre un peu moins.

      Vous avez bâti un monde sur un désert. D’une forêt primitive vous avez fait un univers. Chacun de vous croit faire partie d’un tout alors que vous n’êtes rien que des viscères et des poils, des os et de l’eau. Vous avez imaginé des concepts qui vous dépassent infiniment dans le but de vous rassurer. Et vous y croyez, vous vous y accrochez comme un noyé s’accroche à un rondin, frénétiquement et sans aucun espoir.

      Chaque seconde de vos misérables vies vous démontrent la bêtise et l’absurdité de mon existence, mais vous n’arrivez pas à lâcher, non, c’est impossible. Et si, d’aventure, un idiot venait à venir vous montrer la vérité, et bien dans ce cas, vous m’oublieriez un instant, le temps de défendre votre territoire mental et sa survie dans cette terre brûlée. Je suis la civilisation, je suis votre mère, votre père, votre tout. Vous n’avez pas où aller, vous êtes en moi, je suis en vous.

      Je suis le rêve d’un singe malade, je suis sa fin, son alpha, son oméga.


    • Sequelae

      There is a stain under your iris
      A purple drop vanishing it grey
      A melting sight of disapearance
      The billing time erasing the past

      The memories you can only believe
      Was it a joke, did it ever happened
      The ripping past back from the buried
      We ride the path to the forgotten

      Your eyes have finally turned to grey
      You glare at nothing, and nothing is real
      No secret places, and nowhere to stay
      If you doesn't exist
      then you can be everything

      We are all the stories that we read some day
      Running away from the hounds of denial
      We are all the encounters,
      transient and fugacious
      Running away from the blindness of the mind
      We are all the faces that we loved some day
      Running away from the mould to cast within

      Holding on a glimpse of the light
      that erases the sequelae
      The smell of the river was cool,
      and like a solid rain


    • La Magie du Chaos

      Si la vie n’est qu’un rêve, un songe, une ombre projetée sur un rideau, si le monde n’est rien qu’un désert infini peuplé de singes qui se prennent pour des hommes, si les hommes ne sont rien d’autres que des poupées vides agitées de l’intérieur par une conscience soumise à un ordre supérieur à elles, ou, parfois, par des éclairs de lucidité à rendre fou...

      Alors... il est possible à chacun d’incarner le rôle de son choix dans ce théâtre de marionnettes, dans cette estrade animée par un Dalang fou et vicieux !

      Mais qu’il est dur de se choisir, qu’il est dur de se vouloir. Il est tellement plus simple de n’être que ce que les événements et le monde extérieur a décidé que l’on serait. Tellement plus simple de n’être qu’un figurant, qu’une ombre de plus, qu’un singe de plus.

      Et pourtant, tout est possible. Tous, nous pouvons être tout : victime, bourreau, sauveur, pêcheur, messie et antéchrist, nous portons en nous la totalité du monde et des possibles ; nous sommes, chacun, le monde et ses possibles. Rien n’existe – donc tout est possible.


    • Corkage remercie :

      Ceux qui nous ont remis le pied à l'étrier en nous invitant X fois : Lionel, PoLo, Thierry, Conorio et... ben en fait, F.O.A.D. et Clektic.

      Ceux avec qui nous avons partagé la scène : Annuit Coeptis, Auspex, Down Under, Evil Mechanix, Henri et les Flammes de L'enfer, KernelPanik, Sceau de l'ange, Soul Tripper, Ultimate, WooD-DusT.

      Ceux qu'on connaît depuis des lustres : Xav', et ses truands du Bad Siam Cat.

      Ceux qui ont accepté nos décibels : Yves et le Lyon's Hall (R.I.P), Vincent et le Bar des Capucins, Greg et l'Assommoir à Saint-Etienne, James et le Thunderbird à Saint-Etienne, Jon et le Boulevardier à Lyon, toute l'équipe du SoundWorker à Toulon.



      Fab : Delphine, Eve, Amandine, Céline, Nadine, Sandrine, Chris, Guigui, Hervé, et plus généralement la Corkage family : de mamie Croquemitaine à damoiselle Jeanne :-). Jean-Pierre et tous ceux qui nous supportent (interprétation libre).

      Olive : Amandine, Chris, Eve, Delphine, Céline, Guigui, Nadine, Cédric, Alex, Guillaume, Hervé, Émilie, Émeline, Marie-Claude, Maëlle et le Petit Pierre et tous ceux qui sont venus nous voir en concert pour nous supporter.

      Lolo : Mamie Croquemitaine, Céline, Maëlle & Anthony; Delphine, Eve, Amandine, Sandrine, Chris, Guigui, Hervé & Nadine; tous les sympathiques qu'on a pu croiser...

      Ben : Emilie, Pierre, Jeanne, Seb, John John & the swedes.

      Amine : (put your name here)



    • Crédits :

      Musique : Corkage
      Samples : Nessim Zghidi
      Piano : Claire Le Mindu
      Textes : Shiran Ben Abderrazak / Amine Metani
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      Recording & Mix : Vincent Petitjean
      Mastering : Brett Caldas-Lima @ Tower Studio
      Enregistré au Studio Shek Shouka (R.I.P.), entres autres...
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      Artwork original : Hagelvind
      Photos : Benoit Ravier-Bollard
      Site : Amine Metani
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      CORKAGE
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      Amine : Voix, Guitare Folk / Ben : Basse / Fab : Guitare / Lolo : Batterie, Blagues / Olive : Guitare

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